The Black Swan

Ok ok, une fois n’est pas coutume, changeons de sujet pour parler ciné.

Cette semaine j’ai regardé The Black Swan tout ça parce que ma cousine m’a harcelée demandé plusieurs fois si je l’avais vu, et elle voulait connaître mon avis.
J’avoue aimer décider seule du moment pour regarder un film, car l’état d’humeur, le temps fait tout. Mais bon, il y a des exceptions aux règles :).

J’ai donc tout fait en sorte pour ne pas être dérangée pendant le film (pas de facebook, pas d’msn … c’est bon!).

Pour ceux et celles qui même avec l’effet Oscars ne connaissent pas l’histoire, voici un petit résumé :
Nina (Natalie Portman), danseuse étoile a comme objectif de pouvoir obtenir le double rôle de Reine des Cygnes dans le ballet « Le Lac des Cygnes ». Tout porte à penser qu’elle sera la meilleure à pouvoir porter ce rôle mais Thomas (Vincent Cassel), le metteur en scène doute toujours et pense que Lily (Mila Kunis) a plus les épaules pour.
Nina tente au mieux de s’appropier le rôle, et le coté sombre de celui ci la pénêtre de plus en plus au fur et à mesure des répétitions …

J’avais peur que le sujet ne me lasse, même si j’aime tout ce qui tourne autours de la musique classique, j’avais peur que tout le tapage autours des Golden Globes/Oscars me fasse perdre mon objectivité … Mais j’avoue, et je peux le dire maintenant : Natalie Portman mérite son Oscar !
Le sujet de la schizophrénie y est royalement abordé, remarquablement joué. La dualité entre le noir et le blanc, la dualité entre Nina et Lily … tout n’est que dualité avec elle même, car Nina danse pour réussir, ce rôle c’est une bataille avec un Elle qu’elle n’est pas, pour parvenir à son but ultime et sublimer le personnage scénique.
Le film est comme une partition de musique qui va en crescendo, comme dans un ballet pour arriver à la chute finale. A en couper le souffle parfois !
La manière dont est tourné le film (caméra à l’épaule) nous fait entrer dans le personnage de Nina, les bruits des ailes nous rapprochent d’elle, de son univers…

Oui je ne cacherai rien : Je recommande ce film ! Et plutôt 2 fois qu’1 !

Et Après …

Rassemblez John Malkowich et Romain Duris, ajoutez Evangeline Lilly, secouez .. et là vous obtennez un sacré mélange. Entre douceur et dureté.
L’histoire : Nathan, 8 ans a eu un accident qui le fait porter pour mort. Malgré tout il se réveille sans avoir traversé la totalité du « grand tunnel ». 20 ans ont passé et il est maintenant plongé à fond dans son travail pour surmonter tant bien que mal à son divorce. Grace au mystérieux Dr Kay, Nathan va enfin pouvoir avoir la répponse essentielle pour lui : « pourquoi est il revenu ? »

J’essaie de suivre Romain Duris dans chaque film qu’il fait et à chaque fois j’ai toujours la même conclusion : « j’adore cet acteur !! ». Paris m’avait justement scotché, en plus le thème était plus ou moins identique …
Evangeline Lilly, quant à elle, plus connue grace à son rôle dans Lost, tient pour une fois un vrai rôle au cinéma. Même si c’est pas dans le dialogue qu’elle tient le plus de place, sa présence est forte et son rôle beau.

Je crois que je ne saurais pas faire autrement : allez voir ce film :)
Site Officiel du film

Louise Michel

Je viens parler d’un film qu’on a pas du tout vu passer sous nos nez : Louise-Michel. Loin des Australia et autres blockbusters ce pti film fait son bonhomme de chemin …
L’histoire : En Picardie, un patron décide de fermer son usine sans prévenir ses ouvrières. Avec un esprit revanchard elles se réunissent et décident de faire appel à un tueur à gage pour tuer leur patron. C’est Louise (Yolande Moreau) qui se charge de le trouver.

Pour les aficionados de l’humour Grolandais … foncez ! Vous ne serez pas déçus ! Derrière un humour toujours aussi décapant, ce film nous renvoit vers une réalité très prononcée. Le film n’est pas hilarant, mais certaines scènes, interventions nous apportent quelques bons petits moments.
Les 2 protagonistes sont bien présents, mais les seconds roles sont tout aussi importants !
On atteint le 2nd degré tout le temps et on le dépasse même à certains moments.

Quand on pense que ce film est parti suite à un simple fait réel dans la région d’Angoulème …
Le titre fait allusion au 2 personnages principaux mais bien sûr il y a un clin d’oeil à Louise Michel qui a bel et bien existé .. c’était quand même une militante anarchiste de première qui a été la 1ère à arborer le drapeau noir. Elle reste un emblème également dans le milieu ouvrier et elle est connue pour son activisme pour la « Révolution Sociale ».

Caramel

L’histoire se passe à Beyrouth. Cinq femmes se rencontrent dans un institut de beauté de quartier, lieu propice aux discussions féminines. Cinq femmes, cinq vies différentes.

Rima, qui a du mal à gérer ses sentiments, surtout depuis qu’elle est attirée par cette nouvelle cliente … Jamale, qui court les castings et rivalise avec des filles bien plus jeunes qu’elle, court aussi pour ne pas laisser filer les années qui la rattrapent … Layale, qui espère tant que cet homme marié quittera un jour sa femme pour elle … Nisrine, à la veille de son mariage, s’inquiète de ne plus être vierge … Rose, cinquantenaire et qui a passé sa vie à s’occuper
de sa soeur …

Si vous avez vu "Venus Beauté", Caramel s’en rapproche. Le caramel, connu pour ses vertus dépilatoire. La douceur du bonbon qui peut bruler et faire mal quand celui ci est encore chaud.

Le film est tendre, léger parfois. On s’attache un peu pour ces femmes, on voudrait tant qu’elles soient joyeuses et réussisent leur vie. Et même si le film est centré sur ces cinq femmes il n’en est pas moins que les hommes ne sont pas caricaturés comme machos et sont bien décris dans ce film.

Je ne saurais trop que de recommander ce film. Ce n’est pas juste un film féminin, c’est un peu une hymne à la féminité … et la déclaration d’amour d’une femme (Nadine Labaki – Layale) à Beyrouth.
 

La bande annonce du film